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Jean-Claude Boisset

PULIGNY-MONTRACHET PREMIER CRU "Les Perrières" 2012

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2010   2011   2012  

Cépage

100% Chardonnay

Origine

La Côte de Beaune comporte en partie centrale un secteur prédestiné à la production de grands vins blancs, dont Puligny-Montrachet est sans conteste l’un des plus glorieux représentants… Le sol de Puligny se prête exclusivement (ou presque) à la culture du Chardonnay. 95 hectares de Puligny premier cru sont en production. Situé en milieu du côteau et donc très bien exposé, "Les Perrières" est un climat très calcaire qui confère au vin un juste équilibre entre minéralité et opulence. Le nom "Les Perrières" est un synonyme de carrière, et le carrier (ouvrier) était jadis appelé "le perrier".

Vinification et élevage

Date de vendange: 22 septembre 2012, vendange manuelle en caissettes percées de 20 kg.
En cuverie: pressurage doux en grappe entière pendant 2 h 30. La température du moût est descendue à 12°C, puis mis directement en fûts sans débourbage pour conserver le maximum de lies. Fermentation en levures indigènes très longue (jusqu'à 10 mois !).
En cave: élevage 18 mois sans soutirage, pas de batonnage pour accentuer le côté minéral du vin, 35 % fûts neufs, bois d’origine française: chauffe très longue a basse température pour un boisé subtil et délicat.
Mise en bouteilles: par gravité en mars 2014, collage à la bentonite, filtration très légère.

Notes de dégustation

Robe: or pâle.
Nez: fines notes de poire williams et de pierre à fusil.
Bouche: ample, une belle levée de fruits blancs avec une grande pureté d’expression.

Accords mets et vins

Foie gras, poulet Gaston Gérard, filet de sole au beurre citronné, Comté.

Potentiel de garde

7 à 12 ans

Service

12°C

Millésime : 2012

« Du jamais vu ! Voilà ce que les professionnels bourguignons disent de la météo de l’année. Face aux caprices du temps, il a fallu redoubler d’efforts pour obtenir le meilleur des vignes. Seule ombre au tableau, les quantités récoltées sont de 20% inférieures à la moyenne. Hiver doux, mars printanier, fraîcheur et gel au printemps, mai estival, un mois de juin frais et pluvieux et un été instable : canicule, grêle, orages, le programme météo a été chargé et n’a pas épargné les vignes. Le froid et l’humidité du printemps ont engendré coulure (non transformation de certaines fleurs en fruit), millerandage (fécondation incomplète de la fleur qui donne de petites baies) et une forte pression du mildiou et de l’oïdium. Les brèves mais fortes chaleurs de l’été ont provoqué échaudage et grillure des baies. Ces phénomènes, survenus avant la période de maturation, ont entraîné une baisse significative de récolte, sans impacter la qualité des raisins. Au contraire, des grappes aérées aux petites baies garantissent concentration et intensité. Rare, le millésime 2012 n’en sera que plus précieux ! Côté blanc, les vins expressifs dévoilent des notes de fruits frais et d’agrumes. Francs, ils offrent d’ores et déjà de très beaux équilibres en bouche. Puissants, les blancs du nord de la Bourgogne traduisent la typicité de leurs terroirs : minéralité, silex, notes crayeuses. Ce millésime classique, s’illustre par sa finesse et sa belle concentration. Certains vins, dotés d’une magnifique complexité et d’une structure parfaite, pourront attendre quelques années. Les vins rouges sont d’une couleur très profonde, dense, presque noir pour certains. Ils exhalent des arômes de fruits rouges, riches et intenses. Les tanins, mûrs et soyeux, leur confèrent une belle harmonie en bouche. 2012 s’annonce comme une valeur sûre.